Mercredi 18 novembre 2009

Préserver nos idées et rassembler les militants.


Suite aux derniers évènements au sein du courant l’Espoir à gauche, j’ai cosigné le communiqué suivant :

"Nous avons accepté la mission que nous a confiée Ségolène Royal au sein d’Espoir à Gauche dans le seul souci de préserver, autant qu’il est encore possible, les idées qui nous ont rassemblés et tous les militants qui veulent contribuer à la rénovation du Parti Socialiste et de la Gauche. Personne n’est évidemment exclu de cette démarche.

Jean-Louis Bianco, Gaëtan Gorce, Najat Vallaud-Belkacem"
Par désirs d'Avenir ouest 06
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Mercredi 18 novembre 2009

18 novembre 2009

"Une question d'éthique" par Michèle Delaunay

  http://www.michele-delaunay.net/delaunay/index.php?post/2009/11/17/Une-question-d-%C3%A9thique

 

 

Une question d'éthique

 

 

 Oui, c'est la politique que je déteste, celle qui nous fait perdre la confiance des Français et qui nous fait perdre confiance en nous mêmes. Mais justement, il faut qu'elle cesse, que les Socialistes s'expriment et plus encore leur direction. Socialiste récente, le congrès de Reims était mon premier Congrès. J'ai soutenu la motion "E", "L'espoir à gauche, fier d'être socialiste" dont je donne l'intitulé complet mais la belle formule "l'espoir à gauche" est celle qui a marqué et qui est demeurée dans les esprits.

 

 


Même si Gerard Collomb était le premier signataire de cette motion, il ne fait de doute pour personne, pas plus les militants que le public, à ce moment comme aujourd'hui que cette motion était celle de Ségolène Royal.

 

 


Peu après les affres de ce Congrès, dont je me suis promis que s'il était pour moi le premier, il serait aussi le dernier sous cette forme, nous avons vu un beau matin un mouvement se constituer sous la forme d'une association "L'espoir à gauche". Vincent Peillon, brillant lieutenant de Ségolène dans la période précédente, s'est porté à sa tête. Pour ne parler que d'eux parmi mes collègues députés, soutiens de la motion E, certains ont été conviés régulièrement, d'autres de temps en temps, d'autres encore pas du tout, par le même Vincent Peillon.

 

 


Une certaine interrogation s'est progressivement installée parmi les militants de la motion E : la référence à Ségolène apparaissait de plus en plus ténue. A Marseille, puis à Dijon, elle n'a été ni conviée, ni évoquée. En ce qui concerne Dijon, on connait la suite et je pense que Ségolène a eu raison de s'y rendre "naturellement" : il s'agit du courant qu'elle incarne, les militants sont ceux qui l'ont soutenue et qui l'ont d'ailleurs fort bien accueillie.


Elle a eu raison malgré l'effet délétère que cela a, en ce moment encore, pour tous les socialistes. Les paroles de Vincent Peillon à son égard ont confirmé son intention de se porter non pas à la tête de l'association, mais à la tête du mouvement que Ségolène incarne. Pour cela, il a fait une OPA sur le mouvement et sur son nom "L'espoir à gauche".

 

 

C'est un manquement à l'éthique du Parti Socialiste, un acte déloyal et un abus d'identité. Nous n'en avions pas besoin. Il s'agit maintenant que cela ne se reproduise pas. Pour cette raison, notre Première Secrétaire ne peut se taire. Il ne s'agit pas de "bisbilles" que l'on peut écarter en les considérant, à raison, comme de moindre importance que tous les signes qui témoignent du médiocre état de notre pays. Mais Chef elle est, en chef elle doit se comporter. Quoi faire ?

 

 


- Activer ce comité d'éthique pour lequel nous avons massivement voter le 1er octobre. Sans bruit excessif, sans journalistes, en interne. Mais est-il seulement constitué ?

Ségolène Royal et Vincent Peillon doivent à l'évidence poursuivre séparément leur chemin. Quelques points méritent précision, même si leur intérêt est d'abord interne : Vincent Peillon siège aujourd'hui dans les instances nationales comme représentant désigné de la motion E. Cette situation doit elle être maintenue ?

 

 


De la même manière et pour la même raison, Vincent Peillon a été situé en position éligible dans nos listes européennes. N'est-ce pas, cela aussi, une interrogation ?

 

 


- Laisser la parole aux militants, sans affrontement, en liberté et en responsabilité, en particulier au regard des prochaines échéances.

Le Parti Socialiste, c'est d'abord chacun de nous.
Par désirs d'Avenir ouest 06
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Mercredi 18 novembre 2009

Fronde des militants contre les déclarations de Vincent Peillon



le 17/11/2009 à 09:55

Des centaines de mails, de coups de fil attérés, de commentaires consternés... La colère gronde parmi les militants contre Vincent Peillon!

Vincent Peillon et Ségolène Royal, à Paris, le 19 janvier 2008.
Vincent Peillon et Ségolène Royal, à Paris, le 19 janvier 2008.
MAXPPP

Cela enflait depuis un moment. Et depuis dimanche c'est carrémment la fronde militante contre les déclarations et le comportement de Vincent Peillon, depuis que celui-ci court les plateaux pour dire là des contre-vérités, ailleurs des attaques particulièrement violentes dont la droite fait et fera son miel.

Cela a commencé sur le mur Facebook de Vincent Peillon. Les amis Facebook qui lui reprochent ses déclarations se voient aussitôt exclure du groupe des ses amis. Out. Bravo, le rassemblement et l'écoute...

Cela se poursuit sans interruption depuis, par mails et de coups de fil, tous consternés par l'attitude de celui qui, il y a peine quelques mois, appelait à porter Ségolène Royal à la tête du PS et qui déçoit la confiance placée en lui.
A la fois de la part de ceux qui étaient à Dijon et qui étaient heureux de voir Ségolène Royal se joindre à eux, échanger et leur parler mais aussi de la part de ceux qui n'ont pu y être et ne comprenne pas le déferlement de violence de Vincent Peillon.

Rien que pour aujourd'hui, je ne compte pas les dizaines de mails de militants outrés par les mots employés par Vincent Peillon. Dernière outrance en date celui-ci déclare à propos de ce que représente en France, Ségolène Royal et sa manière de faire de la politique :
"Ca fait le lit d'une société qui se fascise progressivement".

Oui, vous avez bien lu. Accusés de faire le lit du fascisme par un camarade, franchement, je m'attendais à beaucoup mais pas à ce niveau là d'abaissement...

L'université populaire et participative de Désirs d'Avenir consacrée au travail
Citoyens, militants et temoins réunis autour Ségolène Royal pour une université sur le travail à Paris,
le 28 octobre dernier - cc RichardTrois

Aussi je m'associe pleinement à ce texte rédigé par des camarades présents à Dijon et qui reflète pleinement la teneur des très nombreux de messages et appels reçus ces 3 derniers jours.


"L’isolement de Vincent Peillon"


"Depuis quelques jours, notre ami Vincent Peillon multiplie les propos particulièrement inamicaux à l’égard de Ségolène Royal. D’abord sur Europe 1, vendredi dernier, affirmant publiquement qu’elle n’était pas la bienvenue à notre rassemblement de Dijon. Ensuite, à Dijon, samedi, et dans les mots et dans l’attitude particulièrement discourtoise, une attitude qui tranchait totalement avec la joie que les militants ont eu de nous voir nous retrouver tous ensemble pour travailler sur des sujets de fond. Une attitude particulièrement discourtoise qui tranchait aussi totalement avec l’accueil des amis politiques, François Rebsamen, Gaetan Gorce, Jean Louis Bianco, Najat Belkacem, Guillaume Garot et Delphine Batho.

Ségolène Royal n’était pas venue à Marseille en août dernier. Elle voulait préserver absolument l’unité du Parti socialiste à quelques jours de l’Université d’été de la Rochelle et après l’échec des élections européennes qui avaient affaibli la direction. Elle ne voulait pas prendre le risque de faire voler en éclat le parti. A cette époque, Jean-Pierre Mignard lui avait fait part de la déception des militants suite à son absence à Marseille.

Nous regrettons que cette attitude éthique ait été utilisée pour orchestrer une campagne médiocre consistant à accuser Ségolène Royal d’abandonner les militants de notre rassemblement, puis, très naturellement de marteler l’argument d’isolement, décliné sous toutes ses formes, martelé en faisant feu de tout bois.

Si Ségolène Royal est venue à Dijon, c’est en plein accord avec son équipe politique, qu’il s’agisse de Jean-Louis Bianco, Gaetan Gorce, Delphine Batho, Dominique Bertinotti, François Rebsamen et Guillaume Garot. Chacun l’a chaleureusement invitée à se rendre à Dijon dans un esprit de participation à un travail collectif. Les militants aussi étaient heureux de voir que nous étions enfin réunis et souriants.

Dans ce flot de cohésion, une seule petite voix s’est fait entendre et de quelle manière! Celle de Vincent Peillon, isolé dans une agressivité verbaleallant même jusqu’à la disqualifier officiellement de la course à la présidentielle, reprenant ainsi à son compte le pire des vocabulaires de l’UMP.

Comment peut-on prôner la cohésion et l’union entre tous les socialistes, le dépassement du PS, et dans le même temps exclure qui que ce soit ?

Nous regrettons ce manque de maîtrise personnelle.

Nous regrettons de voir Vincent se gâcher dans une guerre qui ne concerne que lui et ses ambitions inavouées.

Les militants ne sont dupes de rien.

Nous demandons donc à Ségolène Royal d’organiser prochainement l’assemblée générale de notre courant pour débattre ensemble, sereinement de l’avenir de notre mouvement et de la façon dont nous faisons ensemble de la politique.

Tout le monde sera évidemment le bienvenu."
comme s’il redoutait que Ségolène Royal lui fasse de l’ombre, Comment peut on expliquer une telle agressivité? Chacun jugera Vincent Peillon qui parle en son seul nom et se disqualifie lui même en voulant disqualifier Ségolène Royal. En prononçant des mots si excessifs, il apporte une note très discordante dans le combat des progressistes et finalement sert la droite.

 

PS: Je découvre après publication de ce post une interview de Ségolène Royal au Figaro :  "PS: dans la tempête, Royal ne lâche rien".

Ségolène Royal annonce qu'elle va s'investir dans le courant par fidélité aux militants. Elle annonce  sa volonté "d'organiser une réunion des adhérents du courant, «et au-delà», pour en reprendre le contrôle".

Par désirs d'Avenir ouest 06
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Mercredi 18 novembre 2009

Vincent Peillon sur Ségolène Royal:

"On est en psychiatrie lourde là"


le 17/11/2009 à 21:24,
Qui: Vincent Peillon, ancien lieutenant de Ségolène Royal, chef de file du courant "l'Espoir à gauche", député européen et député de la Somme.

Où: ce mardi soir sur BFM-TV.

Le contexte: Le torchon brûle entre Ségolène Royal et Vincent Peillon depuis que l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle s'est rendue aux premières rencontres du rassemblement de "socialistes, écologistes et démocrates", initié par Vincent Peillon, qui se déroulait ce samedi à Dijon.

Ce mardi en fin d'après-midi, Ségolène Royal avait annoncé son intention d'écarter Vincent Peillon de son courant "l'Espoir à gauche" pour en confier l'animation à plusieurs de ses proches: Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce.

(Source: BFM-TV)

Bonus Track: "Comment peut-elle le faire (l'écarter du mouvement "l'Espoir à gauche", NDLR), je dirige ce courant (...). Je réunis ce soir d'ailleurs les dirigeants du courant, (...) on est élu nous, on est pas des clowns, cette déclaration (de Ségolène Royal, NDLR) ne signifier rien, vous allez la commenter et on passera à autre chose demain. Moi je vais redemander un vote, (...) elle a peur du vote..., c'est de l'esbrouffe médiatique permanente..."

Une info également traitée
par le posteur pierre-alain, à lire ici.


Vous avez une information, une correction, un témoignage ou un document sur ce sujet? Vous avez repéré une erreur? Ecrivez à alerteinfo@lepost.fr avec votre correction et en indiquant l'url du post.

(Source: BFM-TV)
Par désirs d'Avenir ouest 06
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Mardi 17 novembre 2009
Mardi 17 novembre 2009
Fronde des militants contre les déclarations de Vincent Peillon.

Des centaines de mails, de coups de fil attérés, de commentaires consternés... La colère gronde parmi les militants contre Vincent Peillon !

 


Cela enflait depuis un moment. Et depuis dimanche c'est carrémment la fronde militante contre les déclarations et le comportement de Vincent Peillon, depuis que celui-ci court les plateaux pour dire là des contre-vérités, ailleurs des attaques particulièrement violentes dont la droite fait et fera son miel.


Cela a commencé sur le mur Facebook de Vincent Peillon.

Les amis Facebook qui lui reprochent ses déclarations se voient aussitôt exclure du groupe des ses amis. Out. Bravo, le rassemblement et l'écoute...


Cela se poursuit sans interruption depuis, par mails et de coups de fil, tous consternés par l'attitude de celui qui, il y a peine quelques mois, appelait à porter Ségolène Royal à la tête du PS et qui déçoit la confiance placée en lui.


A la fois de la part de ceux qui étaient à Dijon et qui étaient heureux de voir Ségolène Royal se joindre à eux, échanger et leur parler mais aussi de la part de ceux qui n'ont pu y être et ne comprenne pas le déferlement de violence de Vincent Peillon.


Rien que pour aujourd'hui, je ne compte pas les dizaines de mails de militants outrés par les mots employés par Vincent Peillon. Dernière outrance en date celui-ci déclare à propos de ce que représente en France, Ségolène Royal et sa manière de faire de la politique :
"Ca fait le lit d'une société qui se fascise progressivement".


Oui, vous avez bien lu. Accusés de faire le lit du fascisme par un camarade, franchement, je m'attendais à beaucoup mais pas à ce niveau là d'abaissement...


L'université populaire et participative de Désirs d'Avenir consacrée au travail
Citoyens, militants et temoins réunis autour Ségolène Royal

pour une université sur le travail à Paris,
le 28 octobre dernier - cc RichardTrois


Aussi je m'associe pleinement à ce texte rédigé par des camarades présents à Dijon et qui reflète pleinement la teneur des très nombreux de messages et appels reçus ces 3 derniers jours.


"L’isolement de Vincent Peillon"


"Depuis quelques jours, notre ami Vincent Peillon multiplie les propos particulièrement inamicaux à l’égard de Ségolène Royal. D’abord sur Europe 1, vendredi dernier, affirmant publiquement qu’elle n’était pas la bienvenue à notre rassemblement de Dijon. Ensuite, à Dijon, samedi, et dans les mots et dans l’attitude particulièrement discourtoise, une attitude qui tranchait totalement avec la joie que les militants ont eu de nous voir nous retrouver tous ensemble pour travailler sur des sujets de fond. Une attitude particulièrement discourtoise qui tranchait aussi totalement avec l’accueil des amis politiques, François Rebsamen, Gaetan Gorce, Jean Louis Bianco, Najat Belkacem, Guillaume Garot et Delphine Batho.

Ségolène Royal n’était pas venue à Marseille en août dernier. Elle voulait préserver absolument l’unité du Parti socialiste à quelques jours de l’Université d’été de la Rochelle et après l’échec des élections européennes qui avaient affaibli la direction. Elle ne voulait pas prendre le risque de faire voler en éclat le parti. A cette époque, Jean-Pierre Mignard lui avait fait part de la déception des militants suite à son absence à Marseille.

Nous regrettons que cette attitude éthique ait été utilisée pour orchestrer une campagne médiocre consistant à accuser Ségolène Royal d’abandonner les militants de notre rassemblement, puis, très naturellement de marteler l’argument d’isolement, décliné sous toutes ses formes, martelé en faisant feu de tout bois.

Si Ségolène Royal est venue à Dijon, c’est en plein accord avec son équipe politique, qu’il s’agisse de Jean-Louis Bianco, Gaetan Gorce, Delphine Batho, Dominique Bertinotti, François Rebsamen et Guillaume Garot. Chacun l’a chaleureusement invitée à se rendre à Dijon dans un esprit de participation à un travail collectif. Les militants aussi étaient heureux de voir que nous étions enfin réunis et souriants.

Dans ce flot de cohésion, une seule petite voix s’est fait entendre et de quelle manière! Celle de Vincent Peillon, isolé dans une agressivité verbaleallant même jusqu’à la disqualifier officiellement de la course à la présidentielle, reprenant ainsi à son compte le pire des vocabulaires de l’UMP.

Comment peut-on prôner la cohésion et l’union entre tous les socialistes, le dépassement du PS, et dans le même temps exclure qui que ce soit ?

Nous regrettons ce manque de maîtrise personnelle.

Nous regrettons de voir Vincent se gâcher dans une guerre qui ne concerne que lui et ses ambitions inavouées.

Les militants ne sont dupes de rien.

Nous demandons donc à Ségolène Royal d’organiser prochainement l’assemblée générale de notre courant pour débattre ensemble, sereinement de l’avenir de notre mouvement et de la façon dont nous faisons ensemble de la politique.



Tout le monde sera évidemment le bienvenu."
comme s’il redoutait que Ségolène Royal lui fasse de l’ombre, Comment peut on expliquer une telle agressivité? Chacun jugera Vincent Peillon qui parle en son seul nom et se disqualifie lui même en voulant disqualifier Ségolène Royal. En prononçant des mots si excessifs, il apporte une note très discordante dans le combat des progressistes et finalement sert la droite.

 

PS: Je découvre après publication de ce post une interview de Ségolène Royal au Figaro :  "PS: dans la tempête, Royal ne lâche rien".


Ségolène Royal annonce qu'elle va s'investir dans le courant par fidélité aux militants. Elle annonce  sa volonté "d'organiser une réunion des adhérents du courant, «et au-delà», pour en reprendre le contrôle".

 

 

 

Source : Le Post.

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